Paul Wenz,
Bonnes gens de la Grande guerre
(1918)
“ La première chose qu'il aperçoit dans le hall, c'est le feu qui brûle dans la cheminée : il va tout droit vers le foyer, les mains tendues, les jambes écartées, se donnant à cette chaleur douce et charitable comme une mère. Son compagnon a poussé une grande chaise derrière lui ; mais Tucker reste debout, comme s'il cherchait à embrasser, à caresser son vieil ami retrouvé, son vieux camarade de maints camps solitaires, là-bas, en Australie. L'homme qui l'a mené ici a une grosse figure rougeaude, il a l'air bon et lui demande s'il n'est pas trop mouillé, tandis qu'il lui enlève son manteau. ”
