Louis Hourticq,
Récits et réflexions d'un combattant…
(1918)
“ Toutes les raisons de la morale du temps de paix que vous cherchez pour justifier votre abstention ne vous empêcheront pas d'être engagé, malgré vous, dans la bataille. Vous marcherez donc, mais, au lieu de tuer, vous soignerez les blessés. En soignant les blessés, ne conservez-vous pas des combattants qui frapperont à nouveau? Vous marcherez au combat, sans vous servir de votre fusil. Empêcherez-vous l'adversaire de se servir du sien? Votre abstention ne vous met pas hors de la lutte, elle vous met dans le camp ennemi. Un tireur de moins chez vous, c'est un tireur de plus chez ceux d'en face. ”
