Georges Boucheron,
L'assaut : l'Argonne et Vauquois avec la 10e division…
(1917)
“ La fusillade s'apaise, elle reprendra pour un rien dans quelques instants, les canons de fusils sont chaud. Je vais voir le cadavre barrant la tranchée. Sans fièvre d'assaut, sans l'enthousiasme de la bataille, sans griserie, sans élan, sans possibilité de se défendre, l'homme tombe, ses camarades jettent un regard sur lui, demain ce sera leur tour. Presque toujours une question part des lèvres du voisin qui continue de tirer. — Est-ce qu'il est marié, a-t-il des gosses ? Et le tir continue plus rageur, mieux ajusté, féroce, avec des désirs de vengeance. ”
