Barrage (artillerie)

Définition et enjeux

Portrait de Henri Barbusse Henri Barbusse,  Le Feu

“ On escalade le talus du boyau en s’aidant des sacs, des armes, des dos qui y sont entassés. Dans le fond du ravin, le sol est labouré de coups, comblé d’épaves, fourmillant de corps couchés. Les uns ont l’immobilité des choses; les autres sont agités de remuements doux ou convulsifs. Le tir de barrage continue à accumuler ses infernales décharges en arrière de nous, à l’endroit où nous l’avons franchi. Mais là où nous sommes, au pied de la butte, c’est un point mort pour l’artillerie. ”
Source : Gutenberg

Charles Nordmann,  Revue des Deux Mondes

“ Qu’est-ce donc que ce tir particulier dont l’emploi est aujourd’hui mentionné presque chaque jour dans nos communiqués ? C’est, comme son nom l’indique, une sorte de barrage que l’on crée entre deux régions du terrain en envoyant sur la ligne droite idéale qui sépare ces deux régions une rafale continue de projectiles. Ainsi, tandis que dans les tirs ordinaires d’artillerie on vise un objectif déterminé à détruire ou à bouleverser, dans les tirs de barrage on crée seulement, en une zone arbitraire du terrain, une sorte de nappe étroite et mortelle qu’une troupe ne peut traverser sans danger. ”
Source : Wikisource

Manuel du chef de section d'Infanterie (1918)

“ En outre, si l'ennemi, ayant détruit une partie de ses moyens, a pénétré, dans la position, l'artillerie est, au début, impuissante à l'arrêter par un barrage plus rapproché ou à appuyer les contreattaques, il faut le temps que des renseignements très précis lui parviennent sur les points à battre dans nos propres lignes. Ce rôle de barrages intérieurs immédiats ne peut être rempli que par les mitrailleuses et c'est la principale raison qui exige leur échelonnement d'avance. ”
Source : Gallica

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