Résumé

Les Batailles de Champagne. Un guide… (1921)

Le fortin de Beauséjour était assez loin, à 1.500 mètres nord-est de la ferme, au sud-est de la butte du Mesnil. C'était, en réalité, sur une croupe entre deux ravins, un ensemble de tranchées échelonnées en profondeur, dont le saillant était défendu par un véritable petit fort, en arrière duquel deux lignes de tranchées, creusées sur les pentes de la croupe, permettaient des feux étagés et plongeants. De longs boyaux reliaient le fortin aux positions de l'arrière.
L'infanterie coloniale du 1er corps (Gouraud) dépensa, pour conquérir cette position, un héroïsme et une énergie inépuisables.
Source : Gallica

Les Batailles de Champagne. Un guide… (1921)

De profonds abris ont permis aux défenseurs de supporter sans trop de mal le bombardement. Les Allemands sortent ; si les premiers sont cloués sur place, d'autres, plus loin, ont le temps de sauter sur leurs armes, les mitrailleuses crépitent, des grenades explosent, des mines préparées sautent ; une série d'actions locales s'engagent. Au bout d'une demi-heure de lutte, à droite de la route, la résistance est vaincue, la progression continue sans rencontrer de résistance.
A gauche de la route, des mitrailleuses arrêtent les assaillants, les pertes croissent.
Source : Gallica

Les Batailles de Champagne. Un guide… (1921)

Les canons, soudain déchaînés, arrosent d'explosifs les batteries et les troupes de deuxième ligne, d'obus à ypérite, les troupes de choc entassées dans les tranchées de départ.
Devancé, l'ennemi ne modifie pourtant pas ses plans ; à minuit, il commence une intense préparation d'artillerie, avec profusion d'obus toxiques, qui durera avec la même violence jusqu'à 4 h. 5 ; en cette nuit historique, l'horizon s'embrase de Château-Thierry à l'Argonne
Source : Gallica

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