François Desserteaux, Chalon-sur-Saône (1865)
“ Et ces vallons aimés, la chaîne de ces monts D'où nous vient cet air pur, si doux à nos poumons, Où s'étale au soleil la généreuse côte Qui mûrit ce bon vin qu'au dessert vante l'hôte; Et, quand le ciel est pur, à l'horizon dressé Le spectre du Mont-Blanc levant son front glacé ; Et la Saône, épandue en la plaine inondée, Roulant comme une mer son onde débordée Quand le flot vient toucher, s'échappant de son lit, Aux cintres verdoyants des arches qu'il remplit, Qu'au-dessus de ces eaux dont elle est souveraine Notre antique Orbandale élève un front de reine (1) . ”
