Résumé

L. Simonin Revue des Deux Mondes

L’état des récoltes en France règle seul cette branche de commerce. Dans les années de disette, Marseille est comme le grenier d’abondance, la grande nourricière du pays. Elle reçoit du Danube, de l’Égypte, de l’Asie-Mineure, de l’Algérie, les blés qui nous manquent, et, par le chemin de fer de Paris-Lyon-Méditerranée, les déverse sur toute la France. Si Bordeaux est le port des vins, Nantes le port des sucres, Le Havre le port des cotons, Marseille est le port des blés.
Source : Wikisource

L. Simonin Revue des Deux Mondes

Considérée au point de vue de la navigation, la Seine se divise en deux régions distinctes comme tous les fleuves navigables : la région fluviale proprement dite et la région maritime. La région fluviale n’est occupée que par la navigation intérieure, les péniches et les chalands, la région maritime par les navires qui tiennent la mer. Pour la Seine, la région maritime commence au Havre et finit à Rouen : Rouen est un port de mer au même titre que Bordeaux et Nantes. C’est à Rouen qu’est le premier pont jeté sur le fleuve en venant de la Manche ; c’est là que la marée finit de se faire sentir.
Source : Wikisource

L. Simonin Revue des Deux Mondes

En somme, Marseille peut garder sa prééminence dans la Méditerranée et ne la perdre ni contre Gênes ou Trieste, reines du golfe génois et de l’Adriatique, ni contre Odessa, cette métropole de la Mer-Noire, encore moins contre Alexandrie ou Port-Saïd, qui commandent le canal de Suez ; mais pour cela il faut que Marseille et la France tout entière se liguent, luttent ensemble d’énergie et de volonté. Il faut en un mot empêcher à tout prix que l’évolution déjà provoquée et favorisée par la dernière guerre ait un cours fatal et s’achève au détriment de notre pays.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature