Résumé

Louis Richard Canal maritime de Dieppe à Paris… (1863)

La Seine, qu'on s'efforce d'améliorer, est impuissante à constituer un meilleur instrument de circulation, et lutte avec désavantage contre les chemins de fer. Dans ces temps derniers, on a essayé d'y organiser un système de touage à la vapeur, présenté par les partisans du statu quo, comme le dernier terme du progrès, mais qui est aussi impuissant que le rail à créer, entre Paris et la mer, un moyen de circulation spécial pour les marchandises pondereuses suffisamment simple, économique et capable de satisfaire à tous les besoins impérieux de la situation actuelle.
Source : Gallica

Louis Richard Canal maritime de Dieppe à Paris… (1863)

Cette rade est très-resserrée entre des côtes bordées d'écueils, la mer y est tourmentée et furieuse au moindre vent, tandis que dans la rade de Dieppe parfaitement abritée, ayant un fond régulier, et entièrement unie dans toute son immense surface, il n'y a pas d'exemple d'abordages des navires entre eux au moment de leur entrée : tous les mouvements s'y font avec la plus grande facilité ; 100 navires pourraient y manœuvrer en même temps sans la moindre confusion ; il suffit d'y jeter un coup-d'œil pour s'en convaincre. Pourrait-on en dire autant de la rade du Havre?
Source : Gallica

Louis Richard Canal maritime de Dieppe à Paris… (1863)

Aussi sommes-nous bien convaincus, qu'au bout de quelques années le canal ne nuira en rien à la fortune des chemins de fer parallèles; les craintes suggérées à cet égard ne proviennent que des notions fausses et imparfaites qui ont encore cours parmi nous en ce qui concerne les lois qui président à l'économie des transports.
Plus un pays s'enrichit, plus ses moyens de circulation deviennent multiples et économiques, plus les chemins de fer y trouvent des éléments de prospérité, des sources de fructueux trafics. L'exemple de l'Angleterre est là pour convaincre les plus incrédules.
Source : Gallica

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