Elicio Colin

Résumé

Elicio Colin Le Port de Paris (1920)

Point de Parisien qui ne connaisse et n'apprécie cette admirable perspective du fleuve qui, dans sa courbe gracieuse, traverse la Capitale, glisse sous les ponts comme sous de multiples arcs de triomphe, reflète dans ses eaux légères tant de monuments témoins de notre vieille histoire et trace, du levant au couchant, comme une voie triomphale au soleil. Cependant on se doute encore trop peu de ce que Paris doit à la Seine, outre sa beauté ; on ignore assez souvent — ou du moins on l'oublie vite — que Paris est notre premier port de commerce, de beaucoup.
Source : Gallica

Elicio Colin Le Port de Paris (1920)

L'invention même qui avait semblé menacer la vie du port lui valait un sursaut d'activité. En outre la vapeur, décidément, transforme l'industrie et Paris, centre de capitaux, centre d'échanges, carrefour de routes, devient grande ville industrielle au sens moderne du mot. Mais alors le charbon devra affluer ; il devra venir surtout par l'aval, Oise ou Basse-Seine. Et ainsi la vapeur modifie encore le caractère du port de Paris : les routes d'aval prennent de l'importance. Si, vers l'amont, le négoce de Loire s'éteint, l'appel aux matériaux de construction s'enfle encore.
Source : Gallica

Elicio Colin Le Port de Paris (1920)

Paris ne saurait subsister sans eux ; ils ne sauraient prospérer sans Paris. Rouen et Le Havre sont avant tout ses avant-ports ; Béthune, Valenciennes figurent ses caves à charbon ; le Morvan, sa cave à bois ; les plateaux voisins (Beauce, Brie, Valois, Soissonnais) ses greniers, tandis que la grande banlieue constitue la réserve des matériaux de construction en même temps que la fosse à déblais. Il vous souvient peut-être de ces photographies qui, vers 1889, montraient comment, fort loin du Champ de Mars, on pouvait apercevoir le phare de la Tour Eiffel, le rayon de lumière de Paris.
Source : Gallica

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