Elicio Colin

Élements biographiques

Elicio Colin,  Le Port de Paris (1920)

“ Point de Parisien qui ne connaisse et n'apprécie cette admirable perspective du fleuve qui, dans sa courbe gracieuse, traverse la Capitale, glisse sous les ponts comme sous de multiples arcs de triomphe, reflète dans ses eaux légères tant de monuments témoins de notre vieille histoire et trace, du levant au couchant, comme une voie triomphale au soleil. Cependant on se doute encore trop peu de ce que Paris doit à la Seine, outre sa beauté ; on ignore assez souvent — ou du moins on l'oublie vite — que Paris est notre premier port de commerce, de beaucoup. ”
Source : Gallica

Elicio Colin,  Le Port de Paris (1920)

“ Notre Seine actuelle, resserrée dans sa « gouttière » de quais rigides, coupée par une trentaine de ponts, ne ressemble plus tout à fait à la Seine qui coulait du temps où les fleuves vivaient en toute liberté. Mais aussi ce resserrement, cet encombrement constituent, aux époques de grandes crues, comme un barrage qui arrête le flot d'amont, élève son niveau ; dans la haute muraille des quais, c'est un désastre. En tout état de cause la crue ainsi entravée, restreinte, s'écoule moins vite ; la navigation demeure plus longtemps suspendue, les bas-ports plus longtemps inondés. ”
Source : Gallica

Elicio Colin,  La Beauce (1912)

“ Labour profond qui aère bien la terre et divise les mottes limoneuses. Les fins laboureurs sont nombreux en Beauce. Vers novembre on ne voit partout que guérets bruns rayés par les sillons parallèles et bien droits. La charrue a mêlé au limon les engrais déjà répandus (fumier de ferme, phosphates) . On emporte l'impression d'un pays où la terre est soignée avec ferveur, sans qu'aucun coin soit laissé en jachère.
Tout le jour ainsi, à travers la plaine vont et viennent les laboureurs, muets, les yeux rivés au sol riche.
”
Source : Gallica

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