Elicio Colin

La Beauce (1912)

Résumé

Elicio Colin,  La Beauce (1912)

“ Labour profond qui aère bien la terre et divise les mottes limoneuses. Les fins laboureurs sont nombreux en Beauce. Vers novembre on ne voit partout que guérets bruns rayés par les sillons parallèles et bien droits. La charrue a mêlé au limon les engrais déjà répandus (fumier de ferme, phosphates) . On emporte l'impression d'un pays où la terre est soignée avec ferveur, sans qu'aucun coin soit laissé en jachère.
Tout le jour ainsi, à travers la plaine vont et viennent les laboureurs, muets, les yeux rivés au sol riche.
”
Source : Gallica

Elicio Colin,  La Beauce (1912)

“ Il y a encore des gerbes à rentrer. Mais déjà les moutons ont pris possession de ce que l'on pourrait comparer à une steppe maigre. Les arbres du fond ne doivent pas faire illusion. Ce sont de petits boqueteaux, en taillis, qui, de loin enloin, coupent la plaine, entretenus comme réserve d'ombre, de bois, de gibier. Iles minuscules et rares, incapables de barrer l'horizon.
La culture s'est emparée du limon riche qui couvre le calcaire de Beauce. Et le sous-sol, trop sec, est peu favorable à la vie des arbres desséchés d'ailleurs par un vent assez violent.
”
Source : Gallica

Elicio Colin,  La Beauce (1912)

“ En Beauce, vu la sécheresse du sol, les habitants se rassemblent autour du puits commun. Les fermes isolées sont plutôt rares. Dans la plaine, de gros villages compacts forment comme des îlots nettement délimités.
La maison, c'est essentiellement la ferme. Isolée ou rassemblée, elle présente des caractères très distinctifs. Vue du dehors, elle ressemble souvent à une sorte de citadelle. Bâtie en meulières solides, elle forme un carré plus ou moins allongé dont les hauts murs s'élèvent de toutes parts, perçés seulement de quelques étroites ouvertures.
”
Source : Gallica

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