François Desserteaux

Élements biographiques

François Desserteaux Chalon-sur-Saône (1865)

Ma ville ce n'est pas la grande capitale Qui sourit orgueilleuse au luxe qu'elle étale, Couvrant de larges monts de ses toits anguleux, Avec ses quais, ses ponts, ses chemins populeux, Croisant tous les détours de son confus dédale, Et levant dans les airs, cité pyramidale, Sa couronne de tours qui percent l'horizon, Ses longs clochers brunis par l'humide saison, D'où, par les mille voix des cloches argentines, Un chœur aérien de joyeuses matines Monte quand la cité semble au temps du réveil Comme un homme engourdi sortir de son sommeil.
Source : Gallica

François Desserteaux Chalon-sur-Saône (1865)

Vieillard au front courbé sous le faix des années, A la tardive marche, aux tempes couronnées De quelques blancs cheveux, neige que de ses mains Sème l'hiver des ans sur le front des humains, Déjà morte au présent, mon âme à vivre usée, Vide après tant de jours comme une urne épuisée, Prète à quitter ce monde où tout est vanité, Garde un amour d'enfant pour sa vieille cité.
Source : Gallica

François Desserteaux Chalon-sur-Saône (1865)

Et ces vallons aimés, la chaîne de ces monts D'où nous vient cet air pur, si doux à nos poumons, Où s'étale au soleil la généreuse côte Qui mûrit ce bon vin qu'au dessert vante l'hôte; Et, quand le ciel est pur, à l'horizon dressé Le spectre du Mont-Blanc levant son front glacé ; Et la Saône, épandue en la plaine inondée,
Roulant comme une mer son onde débordée Quand le flot vient toucher, s'échappant de son lit, Aux cintres verdoyants des arches qu'il remplit, Qu'au-dessus de ces eaux dont elle est souveraine Notre antique Orbandale élève un front de reine (1) .
Source : Gallica

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