Henri Coudreau,
La France équinoxiale. Etudes sur les Guyanes et l'Amazonie
(1887)
“ Je vivais à l’indienne, rêvant, couché tout le jour dans mon hamac. Car les Indiens ne se promènent pas comme nous pour le plaisir de marcher, de se dégourdir les jambes, ils ne vont pas ici ou là sans motif, et leur vie se passerait dans le hamac s’ils ne se trouvaient dans l’obligation matérielle de sortir de la maloca. Par la porte de la maloca, machinalement, sans fin, je fixais, béat, le campo pour y découvrir les choses que l’oeil ne voit pas. L’hiver c’est le non-être, l’automne c’est le mourir. ”
