Saguenay

Définition et enjeux

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies Chroniques (1873)

Je l’ai vu enfin, je l’ai vu, ce fameux Saguenay dont on parle tant ! il n’y a rien de si beau et de si bête. Voir le Saguenay, et puis... vivre !
Quelle lugubre promenade ! Être pendant six heures entre deux chaînes de montagnes qui vous étouffent, qui vous regardent toujours avec la même figure, je ne vois là rien qui prête à l’enthousiasme. Aussi, quand on y est allé une fois, on n’y retourne plus ; le dégoût succède aux transports, comme dans l’amour.
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Portrait de Damase Potvin Damase Potvin L’appel de la terre

Mais si léger qu’il soit, le son matutinal réveille les échos de trois siècles de glorieuses missions, et à cette sonnerie cristalline d’un temps si vieux, toute la nature saguenayenne est sensible : les flots du Saguenay descendent moins vite vers le fleuve qui, lui-même, gronde moins fort, aux pieds des falaises : la brise du large souffle plus doucement et tous les arbres qui dégringolent des pics laurentiens assourdissent leur monotone bruissement...
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Portrait de Joseph-Étienne Guinard Joseph-Étienne Guinard Les noms indiens de mon pays

Le Saguenay est un tributaire du Saint-Laurent. Un trait caractéristique du Saguenay c’est son fjord, un bras de mer sinueux d’une largeur moyenne d’un mille et d’une longueur de 75, encaissé entre des rochers à pic qui, à certains endroits, dépassent 1500 pieds de hauteur. Il donne l’impression d’une majesté mystérieuse et farouche, plus propre à émouvoir le voyageur qu’à attirer le colonisateur. Sa profondeur dépasse généralement 800 pieds. À 50 milles de son embouchure, il se divise en deux, formant au sud la Baie des Haha et au nord le « bras du Nord » ou de Chicoutimi.
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