Adolphe-Basile Routhier, En canot
“ À ce moment le canot glissait comme une flèche entre les arches du pont. Je crie à Patrick d’arrêter, je lui montre au loin la barre d’écume qui les menace. Mais il pousse un cri de joie, et l’instant d’après ils sont arrivés à la batture. Quelques grands coups d’aviron en travers les rapprochent du rivage, et au moment où le canot va toucher les écueils, les deux rameurs l’arrêtent brusquement en plantant leurs avirons entre les pierres, sautent à l’eau qui monte à leurs genoux, le soulèvent d’une main, font quelques bonds, et vingt à trente pieds plus loin rembarquent, et.... vogue le canot. ”
