Gustave Aimard,
Les forestiers du Michigan
(1867)
“ Basil arrêta sa barque à une certaine distance, et, soulevant les avirons, il écouta silencieusement. Aucun bruit ne parvenait à ses oreilles si ce n'était la grande voix murmurante du lac. Il tourna ses regards de tous côtés, et avec ses yeux d'aigle chercha à sonder l'obscurité : il ne put rien voir, tout était noir comme le chaos. Au bout de quelques secondes un murmure aigu, ressemblant à un cri d'oiseau, vint expirer à son oreille. — Ce n'est pas un oiseau, grommela-t-il tout bas ; et çà vient du rivage : c'est le gros garçon de là-bas qui donne un signal. ”
