Gustave Aimard,
Les bisons blancs
(1876)
“ M. de Charlys, beaucoup moins au courant que son compagnon de la vie du désert, et n'en comprenant pas encore les implacables nécessités, galopait auprès du chasseur, sans avoir conscience de ce qui se passait. Cette scène lui semblait un cauchemar horrible; il était épouvanté intérieurement de ce sang-froid et de cette insouciance que rien n'étonnait; il se demandait si tout cela était bien réel et si l'homme, que jusqu'alors il avait pris pour un honnête chasseur, n'était pas, au contraire, un effroyable bandit au pouvoir duquel il se trouvait, sans espoir de lui échapper. ”
