Gustave Aimard,
La Grande flibuste
“ Aimant avec toutes les forces de son âme, sauvegardée par son amour pour don Martial, elle avait jugé le comte de Lhorailles de sang-froid, et avait, sous l’épiderme du gentilhomme, deviné le spéculateur ; aussi son parti avait-il été pris immédiatement, sans arrière-pensée, de se mettre dans l’impossibilité absolue de devenir sa femme. Entamer une lutte ouverte avec son père... elle connaissait trop bien, pour s’y risquer, le vieux sang espagnol qui bouillait dans ses veines : la force des femmes, c’est la faiblesse apparente ; leur moyen de défense, la ruse. ”
