Capataz

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard,  Le fils du Soleil (1879)

“ Les cavaliers étaient arrivés. Le capataz mit pied à terre. Les bomberos l'imitèrent et le suivirent dans une grande salle du rez-de-chaussée, où une femme d'un certain âge et d'une belle santé était occupée à égrener du maïs. C'était la mère de don José, la nourrice de don Luis. Elle accueillit les arrivants d'un sourire de bonne humeur, leur offrit des sièges et alla cher un pot de chicha qu'elle posa devant eux.
--A votre santé, senores! dit le capataz après avoir rempli jusqu'aux bords les gobelets d'étain. Le soleil est chaud en diable et cela égaie des voyageurs de se rafraîchir.
”
Source : Gutenberg

Émile Daireaux,  Revue des Deux Mondes T. 13, 1876

“ Deux hommes prennent la tête et servent de guides, poussant en même temps devant eux les chevaux de relais de tous les autres hommes, qui, eux, se distribuent sur les flancs de la troupe et galopent comme feraient des chiens de berger : le capataz ferme la marche, marche pénible, bruyante, pleine d’incidens, de fatigues de tout genre, de course après les fuyards, qui font pointe de tous côtés, et souvent s’échappent par petites bandes fort difficiles à réunir et à ramener sans que pendant ce temps d’autres les imitent. ”
Source : Wikisource

Émile Daireaux,  Revue des Deux Mondes T. 13, 1876

“ Le capataz enrôle les hommes pour l’aider dans la formation et la conduite de la troupe ; douze ou quinze hommes sont nécessaires par mille animaux ; chaque homme mène avec lui six ou huit chevaux de rechange.
Les animaux de l’estancia réunis à la demande du capataz, le choix est fait par lui personnellement, et les bêtes choisies sont enfermées à part dans un corral, ou, s’il n’en existe pas, dans un cercle d’hommes à cheval, et mises à sa disposition
”
Source : Wikisource

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