Résumé

Portrait de Albert Londres Albert Londres Le Chemin de Buenos-Aires

Siméon !
— Non, monsieur Bayard. Ai-je ou n’ai-je pas le droit d’aller à Buenos-Aires ?
— Siméon !
— Pas plus correct que moi sur le bateau. Voilà qu’entre Santos et Montevideo on découvre une gosse dans le poste des chauffeurs. Je la voyais pour la première fois, je le jure sur la tête de ma mère qui est en Algérie, mon pays natal comme vous savez ! Pourquoi d’abord aurais-je emmené un faux poids.
— La jeunesse tente les hommes nouveaux dans les pays neufs.
— À un an près ! monsieur Bayard. Vingt ans, vingt et un ans ! n’est-ce pas toujours de la belle jeunesse ?
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Portrait de Albert Londres Albert Londres Le Chemin de Buenos-Aires

On travaille à la Boca. Cela n’est rien. On mange, on boit ; cela n’est rien. Rien n’est rien, ni cela ni ceci. Mais la Polak ne coûte que deux pesos, et cela c’est tout !
La Boca n’a pas de maire. Est-ce parce qu’elle dépend de Buenos-Aires et qu’elle est Buenos-Aires même ? Non. Seulement le maire qui lui eût convenu n’est pas éligible. Il n’est pas de ce monde ; de plus il est hors la loi. C’est Lucifer, le maître de la danse luciférienne.
La danse de la Boca !
La danse sombre, mélancolique, brûlante de la chair solitaire. La Polak pour cavalière.
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MOUNE Elle s’appelait Moune.
Je l’avais rencontrée, un soir, vers les huit heures, figée sur le trottoir de la rue d’Athènes, à Marseille.
Elle n’avait pas l’air d’avoir mangé beaucoup, depuis quelque temps.
Je ne suis ni saint Vincent de Paul, ni même l’un de ses lointains petits-fils.
Un voyageur seulement qui a l’habitude d’être seul à table.
Une invitation à dîner est un beau propos à entendre quand, à l’heure du repas, on rêve timidement d’un café crème.
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