Résumé

P. Lévêque Prophylaxie des maladies vénériennes et police des moeurs… (1905)

Je sais bien ce qu’on nous répond : le régime de la police des moeurs est réellement un régime inique, mais, d’autre part, les femmes à qui il est imposé sont bien peu intéressantes et ne méritent pas toute la peine prise pour leur défense ; que la loi n’aille pas se salir et s’en faire complice en essayant de les prendre sous sa protection. Faisons cependant remarquer que ces femmes indignes d’intérêt et de justice ne sont pas les seules à la merci de ces messieurs des moeurs ; toutes les femmes tomhent ou peuvent tomber sous leur coupe.
Source : Gallica

P. Lévêque Prophylaxie des maladies vénériennes et police des moeurs… (1905)

Les femmes, en grande majorité, ont horreur de la maison à laquelle elles préfèrent le régime de demi-liberté de la prostitution libre en carte. Le jour où celle-ci sera supprimée, robligation pour les femmes d’entrer en maison les rejettera simplement dans la clandestinité, au grand dam de la propbylaxie. De plus, il est évident a priori qu’il y aura forcément des femmes qui ne pourront être en maison : les demi-mondaines, les cocottes, les chanteuses de music-balls qu’on ne pourra supprimer; les jeunes prostituées, les débutantes de la carrière avant leur internement en maison.
Source : Gallica

P. Lévêque Prophylaxie des maladies vénériennes et police des moeurs… (1905)

D’autre part, si un industriel veut changer de métier ou se retirer, l’Etat ne foblige pas à continuer à perpétuité; le fait d'avoir dirigé une industrie, même insalubre, n’a jamais privé personne de ses droils de citoyen et des garanties que lui donnentles lois. Pour-quoi en serait-il autrement de la prostitution ?
Enfin, la vie des malheureuses sujettes de la police n’est pas un simple métier, c’est une servitude, « et la servitude ne sera jamais regardée comme une pro-fession, même insalubre, c’est une iniquité qu’il faut supprimer » (Dr Mayoux l’Action) .
Source : Gallica

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