Résumé

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur La Prostitution à Marseille, histoire… (1882)

Un seul fait , l' inscription , caractérise la prostitution soumise .
L' inscription sur le registre du bureau des mœurs est la dernière étape du vice , le dernier terme de la dégradation . C' est la formalité officielle qui , à l' exemple de la licentia stupri des Romains , régularise et légitime pour ainsi dire la triste industrie de la prostituée ; c' est , en un mot , cet acte sinistre qui retranche la femme de la société et qui fait que , ne s' appartenant plus à elle même , elle devient la chose de l' administration .
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur La Prostitution à Marseille, histoire… (1882)

Lorsque , loin d' une ville , on a autorisé la création d' une industrie insalubre , on ne cesse de se préoccuper pour savoir si toutes les conditions d' hygiène continuent à y être rigoureusement observées . Par une anomalie étrange , cette industrie prodigieusement insalubre de la prostitution , qu' on autorise , car le mot tolérance n' est ici qu' un euphémisme , n' inquiète personne . Parce qu' on a imposé à la prostituée une visite hebdomadaire , on croit tout devoir accompli et toute garantie assurée !
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Mireur Hippolyte Mireur La Prostitution à Marseille, histoire… (1882)

De même que le peuple avait suivi l' exemple de l' aristocratie , Marseille suivit le pernicieux exemple de la capitale . La dépravation des mœurs y devint générale et on vit la noblesse , le haut commerce , la bourgeoisie et le peuple rivaliser pour ainsi dire dans leurs débordements . C' en était trop pour ne pas favoriser une nouvelle recrudescence de la prostitution .
Les filles de joie plus que jamais enhardies se répandirent dans toute la ville , aussi bien dans les nouveaux que dans les vieux quartiers .
Source : Gallica

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