Gustave Aimard,
Les Chasseurs d’abeilles
(1854)
“ Le jeune homme demeura un instant pensif, puis il se pencha vers la jeune fille, prit sa main qu’il serra dans la sienne et, la regardant avec une tendre pitié : — Je vous plains et vous admire, Hermosa, lui dit-il doucement : vous êtes bien telle que je vous ai jugée, moi qui, depuis votre naissance, suis avec tant d’intérêt les développements de votre caractère ; la femme tient toutes les promesses de la jeune fille et de l’enfant ; vous avez le cœur noble, les sentiments élevés, vous êtes enfin une créature complète, une âme d’élite. ”
