Alcide Dusolier,
Mémoires et révélations d'un valet de chambre aux cheveux roux
(1864)
“ Il fallait déclarer mon amour ou aller me jetter dans le Rhône. Le trombone et le cornet à pistons préludent à l'entrée d'Hermosa. Je suis auprès de sa jument favorite et le blanc d'Espagne frémit dans mes doigts crispés. , Hermosa apparaît vaporeuse. Gomme une sylphide de Giselle elle franchit la piste, rase l'arène du cirque, glisse sur sa selle et me tend son escarpin. Mon cœur bat à rompre mes côtes, je saisis son pied fascinateur, je le presse sur ma poitrine et je lui soupire : Hermosa je t'aime. ”
