Résumé

Hermès Trismégiste  Fragments du livre sacré intitulé la Vierge du monde

Quels sont ceux-ci, dit-il, ô Hermès, secrétaire des Dieux ? — Ce sont les hommes, dit Hermès. — C’est une œuvre hardie de faire l’homme, avec ces yeux pénétrants, cette langue déliée, cette ouïe délicate pour entendre même ce qui ne le regarde pas, cet odorat subtil, et dans les mains ce toucher pour s’approprier toutes choses. Ô générateur, juges-tu bon qu’il soit libre de soucis, ce futur explorateur des beaux mystères de la nature ? veux-tu le laisser exempt de peines, celui dont la pensée atteindra les limites de la terre ?
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Hermès Trismégiste  Fragments du livre sacré intitulé la Vierge du monde

Je te dirai d’abord que l’eau est un corps sans raison, composé d’une foule de particules fluides, tandis que l’âme, mon fils, est une chose personnelle, œuvre royale des mains et de l’intelligence de Dieu, marchant par elle-même dans l’intelligence. Ce qui vient de l’unité et non de la différence ne peut se mêler à autre chose, et pour que l’âme soit unie au corps, il faut que Dieu soumette cette union harmonique à la nécessité.
Les âmes ne retournent donc pas confusément et au hasard dans un seul et même lieu, mais chacune est envoyée à la place qui lui appartient.
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Hermès Trismégiste  Fragments du livre sacré intitulé la Vierge du monde

Les princes sont les effluves du roi, et celui qui s’en rapproche le plus est plus roi que les autres. Le soleil, plus près de Dieu que la lune, est plus grand et plus fort qu’elle, et elle lui est inférieure par le rang comme par la puissance. Le roi est le dernier des Dieux et le premier des hommes. Tant qu’il est sur la terre, il ne jouit pas d’une divinité véritable, mais il a quelque chose qui le distingue des hommes et qui le rapproche de Dieu. L’âme qui est envoyée en lui vient d’une région supérieure à celle d’où partent les âmes des autres hommes.
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