Résumé

A. Cussy Cataclysme universel, ou Le dernier jour et le jugement dernier… (1863)

Le Dieu qui dit un mot et l'univers naquit, Sut faire du néant disparaître la nuit Et dont le doigt divin, guidé par la puissance, Du fougueux Océan traça le gouffre immense, Qui du sein du chaos fit jaillir par torrents Des gerbes de lumière et les astres errants, Le Dieu, qui déroula les cieux sur notre tête Comme un riche étendard, qui souffle la tempête Ou calme la fureur du flot bruyant des mers, Sur un nuage d'or, rayonnant dans les airs, L'Etre par excellence enfin se manifeste.
Source : Gallica

A. Cussy Cataclysme universel, ou Le dernier jour et le jugement dernier… (1863)

Des craquements affreux retentissent partout ; La terre en fusion dans ses entrailles bout.
Les monuments en proie aux flammes vagabondes, Et minés à la fois par la fureur des ondes, Disparaissent du globe et les vents déchaînés Emportent, dans les airs, leurs débris calcinés.
La nature au néant dispute son ouvrage Et voit périr enfin sa grande et vieille image.
Debout, seul au milieu de la destruction, Dieu n'aperçoit partout que désolation.
S'il forma l'univers, dont il fit son empire,
Lui seul, aussi d'un mot il a pu le détruire.
Source : Gallica

A. Cussy Cataclysme universel, ou Le dernier jour et le jugement dernier… (1863)

A ces mots, entendus de la terre, des cieux Et du gouffre infernal, empire ténébreux, La genre humain, docile à la voix qui l'appelle, Secouant le sommeil de sa froide prunelle, Plus rapide qu'un trait, de la nuit du tombeau Vole tremblant au pied du trône de l'Agneau.
La mer vomit les morts perdus dans ses abîmes ; Le ciel rend ses élus et l'enfer ses victimes.
On voit de toutes parts des ossements humains S'agiter et s'unir. Sous les puissantes mains Du Dieu qui sut créer et détruire le monde
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature