E. T. A. Hoffmann,
Contes des frères Sérapion/trad de la Bédolière…
“ Plein d’un ardent désir, il serra la couleuvre verte contre son cœur ; elle tomba en cendres, et un être ailé né de ces cendres mêmes s’éleva avec bruit dans les airs. Alors le salamandre fut saisi du délire du désespoir, et répandant le feu et les flammes, il courut à travers le jardin et le dévasta dans sa sauvage fureur, de sorte que les plus belles fleurs et leurs boutons tombèrent brûlés et remplissant l’air de leurs cris de douleur. Le prince des esprits irrité saisit le salamandre dans sa colère fit lui dit : — Ton feu t’est ravi, tes flammes sont éteintes, tes rayons sont sans éclat ”
