Salamandre

Définition et enjeux

Portrait de E. T. A. Hoffmann E. T. A. Hoffmann,  Contes des frères Sérapion/trad de la Bédolière…

“ Plein d’un ardent désir, il serra la couleuvre verte contre son cœur ; elle tomba en cendres, et un être ailé né de ces cendres mêmes s’éleva avec bruit dans les airs. Alors le salamandre fut saisi du délire du désespoir, et répandant le feu et les flammes, il courut à travers le jardin et le dévasta dans sa sauvage fureur, de sorte que les plus belles fleurs et leurs boutons tombèrent brûlés et remplissant l’air de leurs cris de douleur. Le prince des esprits irrité saisit le salamandre dans sa colère fit lui dit :
— Ton feu t’est ravi, tes flammes sont éteintes, tes rayons sont sans éclat
”
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  La Salamandre (1845)

“ LA SALAMANDRE.
C'est quelque chose de fin, de souple, d'élégant, de voluptueux.
Car elle se met si bien, la Salamandre! Elle a tant et tant de goût !
Et puis, voyez-vous, une corvette comme elle ne suit pas les modes, elle les invente. Aussi la première elle porta des voiles de perroquet démesurément échancrées.
La première, elle peignit en rouge l'intérieur des volets des sabords, qui, relevés sur sa lisse blanche comme la neige, s'y découpaient en losanges de pourpre.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  La Salamandre

“ Et sans ce bruit la Salamandre n’existerait pas.
Voyez-la plutôt là, toute seule, toute triste, privée de son équipage depuis hier... C’est le silence, c’est le sommeil de la mort. Comme elle est froide et incolore ! comme elle est lugubre ! on dirait d’un de ces corps pétrifiés que les magiciens des ballades frappaient d’un trépas passager.
”
Source : Wikisource

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