Hippolyte Bonnellier

Résumé

Hippolyte Bonnellier Nostradamus

Vous entendez la messe, Clarence ? La question fut faite avec la gravité d’un homme qui veut être rassuré.
— Offenser ainsi une pauvre fille, en même temps que la rendez si fière de votre amour ! mon père, sire, n’est point hérétique...
— Il est né d’un juif, mon enfant...
— Il est bon catholique, sire ! répliqua Clarence avec une impatience telle, que des pleurs jaillirent de ses yeux.
— Bien ! bien ! dit le roi, se rapprochant d’elle, et passant légèrement le revers de sa main sur les yeux de la jeune fille, comme pour en essuyer les larmes. — Femme qui pleure persuade et ne ment pas...
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Hippolyte Bonnellier Nostradamus

Chaque matin, vertueux Minard, Dieu vous trouve à la garde de tous vos devoirs ?... Le citoyen, le magistrat, l’époux, sont représentés dignement par un seul homme ; pas une voix qui, de près ou de loin, crie contre vous — vengeance, ou justice ?
— Puisqu’il faut, Nostredame, continuer devant vous cette confession orale, — répondit Minard avec la timidité d’un âge plus jeune et d’une position moins assise, — une seule voix peut-être, si elle n’a pas oublié jusqu’à mon nom, criera vengeance contre votre ami... C’est la voix d’une femme.
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Hippolyte Bonnellier Nostradamus

Lorsque je t’ai dit qu’un seul amour ou qu’une seule haine occuperoit ma vie, j’avois seize ans ; que s’est-il passé depuis ?... Parjure à mon serment, ai-je pris un époux ?... ai-je, par deux mariages, outragé ta tendresse et ta fidélité ?... Penses-tu, par hasard, que Dieu juge à la manière des hommes, et que, dans une faute ou un crime commis, il ne condamne que le crime lui-même et le bras qui l’a exécuté ?... Dieu verra la pauvre fille éplorée, se tordant dans d’inexprimables angoisses, criant : Ne sois pas parjure, mon Nostredame, ne tue pas la pauvre Laure !
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