Paul Lacroix,
Les turquoises : poésies, contes et nouvelles
(1869)
“ Le changeur serra dans ses bras Olympia; il sentait ses yeux se remplir de larmes et il s'éloigna pour les lui cacher. Olympia, après une longue et fervente prière, s'approcha d'une étroite fenêtre qui donnait sur la rivière ; elle entre-bâilla le volet que son père avait fermé hermétiquement ; elle éprouvait le besoin de respirer un peu d'air. Mais l'atmosphère était embrasée, elle soleil dardait d'aplomb sur le fleuve, d'où s'exhalaient des émanations fétides; l'eau était si basse que les pilotis qui soutenaient le Pont-au-Change montraient à découvert leur pied verdâtre rongé par les eaux. ”
