Frédéric Bourgeois de Mercey

Frédéric Bourgeois de Mercey

Résumé

Portrait de Frédéric Bourgeois de Mercey Frédéric Bourgeois de Mercey Tiel le rôdeur, romans et tableaux de genre… (1834)

On plaint toujours l'homme que l'on voit souffrir, surtout quand il souffre pour vous. Bientôt elle fut elle-même malheureuse. Il était si triste ! Elle eût voulu le consoler, le guérir, mais comment: son mari, Bembo, n'était-il pas là? Ne l'aimait-elle déjà plus ? Avait-elle oublié ses devoirs ?
Cependant le jour de la séparation était arrivé : il fallait quitter la Brenta, et retourner à Venise, et Priuli ne se sentait pas la force d'essayer un aveu. Il craignait trop de ne pas être écouté, et alors quel serait son supplice ! Il était vraiment amoureux. L'heure fatale du départ arriva.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Bourgeois de Mercey Frédéric Bourgeois de Mercey Tiel le rôdeur, romans et tableaux de genre… (1834)

Il ne doit pas me suivre dans la montagne. Au moment du combat son courage me serait plus nuisible qu'utile. Je craindrais qu'une balle ne vînt le frapper... Si je succombe, prenez-en soin par amour pour moi ; qu'il vous rappelle son maître !.. Le pauvre Hans qui vous aimait tant. Pensez qu'après son pays, vous lui aurez été plus chère que toute autre chose au monde! Puis, essuyant une larme, il baisa les joues pâles de la jeune fille, et sortit brusquement.
— Hans! Hans ! cria-t-elle avec terreur, en s'élançant sur ses pas, songe à ta Léonore ! Rappelle-toi que ta vie, c'est ma vie !.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Bourgeois de Mercey Frédéric Bourgeois de Mercey Tiel le rôdeur, romans et tableaux de genre… (1834)

LA NINA ORFANA. 249
— Pour que tu laisses ton frère libre de m'aimer.
— Mon frère est bien fou; mais il ne l'est pas encore assez pour aimer une folle.
— Ecoute ! Fritz, lui dit la jeune fille avec un ton colère et solennel à la fois, écoute! je ne voulais pas renouveler une vieille querelle; mais si tu m'attaques, je me défendrai; et alors attends-toi à une guerre à mort!
Le Tyrolien sourit d'un air méprisant, mais elle, continuant après un moment de silence :
— J'ai vu Conrad, il est là-bas près des ruines du pont : les Bavarois n'ont pas tenté de franchir le ravin.
Source : Gallica

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