Étienne Marcel

Résumé

Étienne Marcel Le vol de colombes (1882)

A quoi bon, quand j'ai affaire au plus grand voleur de la terre?
quand, cet infâme coquin de Juif ne veut pas me payer maintenant ?
— Que dites-vous là, Jerzy?. Est-il possible ? interrompirent Jacek et Janusz, tout surpris.
— Mais quelle raison te donne-t-il ? — demanda Bartek, d'un ton plus tranquille. — Se trouve-t-il, en ce moment, quelque peu embarrassé ? Son commerce ne va-t-il point ? A-t-il fait banqueroute ?
— Non; rien de tout cela. Mais il voudrait, le rusé, le traître, l'infâme, avoir tous mes ballots, accaparer toutes mes fourrures, et me payer peu, ou point.
Source : Gallica

Étienne Marcel Le vol de colombes (1882)

Et les années s'écoulaient, paisibles, belles, un peu lentes, et, au milieu de ce vol de colombes, le petit pinson des bois se trouvait doucement niché. Les cinq frères le protégeaient, l'aimaient, lui souriaient, s'occupaient de son avenir, mettant parfois en commun, pour tenir conseil à son sujet, l'expérience, la sagesse et les prudentes réflexions de leurs têtes blanchies.
Wladzio est vraiment notre enfant, notre espoir, notre trésor, — disait le seigneur Bartek. — Nous lui laisserons un jour tout ce qui est à nous : notre dwor, notre bois de bouleaux, nos champs et nos prairies.
Source : Gallica

Étienne Marcel Le vol de colombes (1882)

A Malyszki, où l'on faisait, pendant ce temps, de si beaux projets, de si doux rêves, comme le bon seigneur Bartek s'éveilla tout tremblant et se sentit heureux, quand il salua le quatorze de mai à sa première blancheur, à sa radieuse aurore ! Ce jour-là, le bleu du ciel était sans voiles, la brise fraîche et vive, et les champs embaumés. Aussi il lui semblait, à lui noble et confiant vieillard, que tous les rayons du beau jour, tous les parfums de la terre et toutes les pures haleines du ciel, fussent entrés et épanouis dans son âme.
Source : Gallica

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