Hippolyte Roux-Ferrand

Résumé

Hippolyte Roux-Ferrand Où se cache le bonheur (2e édition… (1878)

Le vieillard salua d'Emile et se hâta de préparer le menu annoncé par Saint-Yves ; Louis en profita pour dire à voix-basse : - Dans quel guet-apens m'as-tu conduit? Qu'est-ce que ces Cupidons qui ressemblent à des Silènes, ces Apollons boiteux et ces Vénus bossues? Ah ça! tu ne me condamnes pas, j'espère, à faire l'éloge de ces horreurs.
- Pourquoi pas, si cet éloge fait un homme heureux?
c'est si rare ! Savez-vous, se hâta-t-il d'ajouter en élevant la voix, savez-vous, mon cher artiste, que votre musée fait déjà son effet sur M. d'Erville.
Source : Gallica

Hippolyte Roux-Ferrand Où se cache le bonheur (2e édition… (1878)

La parole de la sœur Angèle était un baume versé sur les plaies de son âme, plus douloureuses et plus difficiles à guérir que celles du corps.
Cependant, la tristesse d'Armand semblait croître et - prendre une teinte plus sombre ; il avait rêvé des fêtes et des plaisirs sans fin, la beauté de sa femme lui promettait des satisfactions d'amour-propre dans le monde élégant, et l'intelligence de son fils des jouissances d'une autre nature. La carrière la plus brillante ne l'était pas trop pour le descendant des La Baume.
Source : Gallica

Hippolyte Roux-Ferrand Où se cache le bonheur (2e édition… (1878)

Madame Daniel avait l'habitude d'acheter chaque année une portée de petits lapins au sortir du sevrage.
Elle les laissait errer dans le logis, où ils se nourrissaient des bribes de chaque repas et des feuilles de choux rapportées du marché ; ils grossissaient, tout en jouant avec Rachel, et fournissaient le plat de résistance au premier de l'an. Ce jour-là, Rachel ne mangeait pas et l'on eût pu voir une larme rouler sous ses cils noirs ; aussi son père lui disait-il : — Petite, tu as le cœur trop tendre ; tu ne feras jamais une bonne ménagère.
Source : Gallica

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