Marc-Antoine Blanchard

Résumé

Marc-Antoine Blanchard,  Modèles de vertu (1856)

“ Souvent, sa mère, témoin de son dévouement et de son courage, consolée par la tendresse qu'elle lui témoignait, la serrait dans ses bras et la pressait sur son cœur en la nommant le soutien, la joie et la consolation de sa vieillesse. Ses yeux alors se remplissaient de larmes, et les élevant vers le ciel, elle le conjurait de récompenser sa chère enfant.
— Le ciel, répondait Thérèse, m'a donné la force de travailler; vous, ma mère, vous avez travaillé pour moi quand j'étais petite : ce que vous fîtes pour mon enfance, c'est à
moi aujourd'hui à le faire pour vous
”
Source : Gallica

Marc-Antoine Blanchard,  Modèles de vertu (1856)

“ La pauvre enfant venait chercher un médecin à la ville, elle n'en eût peut-être pas trouvé, et je vous l'ai amenée. C'est moi qui lui ai dit, chère sœur, que vous guéririez sa mère ; que vous étiez plus habile qu'un docteur, parce que à la science vous joignez l'amour de Dieu et l'amour du prochain.
— Votre mère est-elle pauvre, ma chère enfant? reprit avec bienveillance sœur Angéline.
— Oui, madame, elle est pauvre, bien pauvre.
— Je suis établie ici surtout pour les pauvres, attendez-moi. Dans un instant nous partons.
Le cœur de Jeannette bondit de joie et de reconnaissance.
”
Source : Gallica

Marc-Antoine Blanchard,  Modèles de vertu (1856)

“ Madeleine fondait en larmes, et le fermier prenant Clotide des bras de sa fille et la présentant à sa femme, lui dit : — Tiens, ma bonne Madeleine, prends, et sers-lui de mère.
Et Madeleine la prenant sur son sein, sentit ses entrailles tressaillir, et elle dit : — J'ai maintenant deux enfants, et sur elles deux mon cœur épanchera toute sa tendresse.
O nature, qui connaîtra jamais tes secrets ! un seul regard suffit pour inonder le cœur d'une joie inénarrable.
Le fermier et la fermière sortirent de l'hôtel, entièrement absorbés dans la contemplation de la belle et innocente Clotilde.
”
Source : Gallica

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