Marc-Antoine Blanchard

Élements biographiques

Marc-Antoine Blanchard Modèles de vertu (1856)

La sœur, tout entière à son œuvre, ne faisant attention ni à ceux qui entraient, ni à ceux qui sortaient, continua à soigner le vieillard. Avec ses doigts effilés, minces, délicats, avec sa main blanche, elle touchait sans répugnance la jambe de cet homme.
En la voyant, on ne pouvait s'empêcher de dire : Voilà les saintes de la terre, les vrais anges descendus du ciel.
Dès que la sœur eut fini sa besogne, elle se releva, et apercevant la belle dame avec Jeannette : — Je vous salue, madame, lui dit-elle.
Est-ce que vous m'amenez là une petite
malade?
Source : Gallica

Marc-Antoine Blanchard Contes et histoires pour les enfants… (1849)

Cependant si l'homme éprouve beaucoup de chagrins sur la terre, il a aussi ses consolations, ses espérances ; comme tous, vous avez dû avoir un peu de joie et de plaisir.
— Oui, Monsieur, du temps de mon fils ; c'était un brave enfant, il était plein d'affection pour moi; alors j'étais heureux : tenez, Monsieur, les larmes me viennent aux yeux quand j'y pense. J'oppose le bonheur passé à mes peines présentes, je vis par le souvenir.
— Permettez-moi de vous offrir ce qui est en mon pouvoir pour adoucir les peines de votre coeur, ajouta l'inconnu.
Source : Gallica

Marc-Antoine Blanchard Modèles de vertu (1856)

Madeleine fondait en larmes, et le fermier prenant Clotide des bras de sa fille et la présentant à sa femme, lui dit : — Tiens, ma bonne Madeleine, prends, et sers-lui de mère.
Et Madeleine la prenant sur son sein, sentit ses entrailles tressaillir, et elle dit : — J'ai maintenant deux enfants, et sur elles deux mon cœur épanchera toute sa tendresse.
O nature, qui connaîtra jamais tes secrets ! un seul regard suffit pour inonder le cœur d'une joie inénarrable.
Le fermier et la fermière sortirent de l'hôtel, entièrement absorbés dans la contemplation de la belle et innocente Clotilde.
Source : Gallica

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