Samuel-Henry Berthoud

Résumé

Samuel-Henry Berthoud Histoire d'un meunier et de ses enfants (1861)

La figure de Van-Zvaanenburg s'épanouit, et il ne resta pas de colère dans son coeur ; il oublia tout, tout pour se livrer à la joie du succès de son élève.
Il prit la bourse des mains de Brousmiche, courut dans l'atelier; et sans prendre garde que personne ne se trouvait à l'ouvrage, il vint éparpiller les pièces d'or aux pieds de Rembrandt; les pièces d'or qui rebondirent et tintèrent sur le parquet, avec une merveilleuse mélodie.
Les yeux de Rembrandt étincelèrent d'un éclat
fauve, et ses mains se tendirent vers l'or.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Histoire d'un meunier et de ses enfants (1861)

Chacun se réjouissait ainsi de l'humiliation de Paul, car Paul avait humilié tous les amours-propres.
Louise, absorbée par ses propres douleurs, n'avait appris des événements de la soirée que leurs conséquences; c'est-à-dire une indisposition de maître Van-Zvaanenburg et une crise nerveuse qui l'avait suivie. Le vieillard une fois couché et tombée dans un profond sommeil, elle rentra dans sa chambre, et là, elle sonda la plaie de son cœur.
Saturnin ne l'aime pas! lui qu'elle aime de toutes les affections de son âme!
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Histoire d'un meunier et de ses enfants (1861)

Maître Jacques Yan-Zvaanenburg appartenait à cette dernière école; à l'école de la nature, vraie, simple, non choisie, la nature telle qu'elle convient aux âmes tristes et désenchantées ; la nature sublime de réalité et sans les reflets d'une imagination riante et céleste. Ainsi la terre apparut à nos premiers parents, lorsque la science du bien et du mal fut dessillé leurs yeux. Sa poésie à lui ne consistait pas en des formes élégantes et choisies : un ciel resplendissant de clarté, des arbres où sur chaque feuille se reflètent magnifiquement les rayons d'or de la lumière.
Source : Gallica

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