Madame C. Barbier

Résumé

Madame C. Barbier L'héritage de Thérèse (1891)

La vertu, ma fille, est une belle chose, et une chose toute simple cependant, malgré son grand nom; la vertu, c'est le bien, c'est l'amour du devoir, c'est l'accomplissement de la tâche qui nous est imposée à chacun par la Providence, de la mission que le bon Dieu
nous a confiée sur la terre. Comprends-tu, Thérèse?
— Oui, mère Jappon; ainsi, je suis vertueuse quand je suis une bonne fille et une bonne ménagère, que je pense à ma mère pour faire de mon mieux ce qu'elle faisait si bien, et que je rends le père content et heureux.
Source : Gallica

Madame C. Barbier L'héritage de Thérèse (1891)

Vrai, monsieur le curé, si le vieux Claude n'eût, pour ainsi dire, vendu son âme pour la Jolinette, si le père n'eût donné sa vie pour elle (car s'il n'eût point été carrier, l'accident ne lui fût point arrivé et il vivrait encore) , vrai, comme je m'appelle Thérèse Lambriquet, je vendrais aujourd'hui même la Jolinette pour payer ces cinq cents francs qui me pèsent, et assurer l'avenir de Guillaume. Mais, c'est impossible, c'est impossible ! Il faut, après tant de souvenirs, tant de dévouement, que le dernier qui aura dans les veines du sang
des Lambriquet, meure en bénissant la Jolinette.
Source : Gallica

Madame C. Barbier L'héritage de Thérèse (1891)

Quand Thérèse revint à elle, après plusieurs heures d'évanouissement, elle se retrouva dans les bras du frère.
— Guillaume, dit la jeune fille, laisse-moi mourir. J'ai offert ma vie à Dieu pour qu'il changeât ton cœur! Je bénis Dieu, car tes larmes me disent qu'il a exaucé ma prière.
— Non, sœur, tu vivras, pour que nous partagions l'héritage.
— Oh! ce serait trop de bonheur !
— Le bonheur est pour les anges, Thérèse, et tu es un ange sur la terre.
Source : Gallica

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