Résumé

Portrait de Élise Voïart Élise Voïart La visite aux prisonniers, ou Un jour de première communion… (1844)

Monsieur, se hâta de dire Victoire un peu émue, c'est aujourd'hui la Notre-Dame, et ma mère a pensé que les pauvres prisonniers ne seraient pas fâchés de pouvoir fêter ce bonjour avec un verre de vin. C'est pourquoi.
Un verre de vin ! interrompit l'ivrogne en riant d'un gros rire convulsif et bruyant; voilà qui est bien imaginé! Et c'est pour cela que vous venez ici avec cette cruche qui ne contient pas douze roquilles pour désaltérer ces gaillards-là ? Il n'y en aurait pas seulement pour ma dent creuse, ajouta-t-il en portant la main sur la cruche, comme pour s'assurer si elle était pleine.
Source : Gallica

Portrait de Élise Voïart Élise Voïart La visite aux prisonniers, ou Un jour de première communion… (1844)

Or, parmi ces souvenirs, se présenta celui des pauvres prisonniers de la porte Notre-Dame, qui, la veille, comme on sait, l'avaient si vivement émue. Avec une sainte tristesse, pareille à celle que les anges éprouvent à la vue du pécheur, elle pensait à ces malheureux qui, après avoir perdu par leurs crimes la liberté des enfants de Dieu, gémissaient, privés de toutes consolations, sous le joug du démon et soumis à toutes les rigueurs de la justice humaine. Il est probable que l'ardeur de la prière de Victoire fut en rapport avec la gravité de ses réflexions
Source : Gallica

Portrait de Élise Voïart Élise Voïart La visite aux prisonniers, ou Un jour de première communion… (1844)

Es-tu fou , Christophe ! et n'as-tu pas honte de dîmer ainsi sur le peu de bien qui arrive à ces pauvres gens?
Est-ce que tu manques de vin pour aller boire à cette cruche, ni plus ni moins que si c'était de l'eau claire?. Mais je vois, ajouta-t-elle avec un rire contraint, car elle voyait une affreuse colère s'allumer dans les yeux de l'ivrogne , je vois ce que c'est : il a voulu vous faire une farce, mes enfants ! dit-elle aux prisonniers, qui étaient partis d'un grand éclat de rire en voyant la déconvenue du geôlier et sa mine hébétée ; il n'en aurait pas bu une seule goutte, bien sûr!
Source : Gallica

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