Élise Voïart,
La visite aux prisonniers, ou Un jour de première communion…
(1844)
“ Monsieur, se hâta de dire Victoire un peu émue, c'est aujourd'hui la Notre-Dame, et ma mère a pensé que les pauvres prisonniers ne seraient pas fâchés de pouvoir fêter ce bonjour avec un verre de vin. C'est pourquoi. Un verre de vin ! interrompit l'ivrogne en riant d'un gros rire convulsif et bruyant; voilà qui est bien imaginé! Et c'est pour cela que vous venez ici avec cette cruche qui ne contient pas douze roquilles pour désaltérer ces gaillards-là ? Il n'y en aurait pas seulement pour ma dent creuse, ajouta-t-il en portant la main sur la cruche, comme pour s'assurer si elle était pleine. ”
