Louise d' Aulnay

Résumé

Louise d' Aulnay La semaine d'une petite fille… (1867)

« La fortune de l'abbé de l'Epée s'élevait à sept mille livres de rentes seulement, lorsqu'il se consacra tout entier à l'instruction des sourds-muets. La charité, le zèle, le dévouement de cet homme, ne purent lui être inspirés que par l'esprit de Dieu; il ne se bornait pas à consacrer à ces enfants tout son temps, tous ses soins; mais il employait presque tout son revenu à les habiller, à leur procurer les nécessités de la vie. »
- Vois, Marguerite, jusqu'où l'homme peut s'élever par cet esprit de charité que Dieu préfère à tout!
Source : Gallica

Louise d' Aulnay La semaine d'une petite fille… (1867)

Remercie-le de n'avoir pas à redouter les souffrances de ces pauvres enfants que nous avons visités ce matin; tu peux adoucir leur existence : bénis donc le ciel de la part qu'il t'a faite; sois reconnaissante; travaille, travaille, chère Marguerite : c'est affreux d'être paresseuse.
- Ah ! oui, maman, je travaillerai; ne m'abandonnez pas : je veux me corriger, je vous le promets.
Le reste de la journée fut utilement employé; Marguerite se coucha le cœur plein de joie, de cette joie que donne l'espérance de bien faire, le désir de réparer.
Source : Gallica

Louise d' Aulnay La semaine d'une petite fille… (1867)

Blanche a osé dire cela ?
Et la petite fille se mit à pleurer.
— Qu'as-tu donc? dit madame Harrel ; est-ce que par hasard tu te crois jolie?
— Vraiment oui, maman; et si je ne le suis pas, j'en ai bien du chagrin! Mais on m'a dit le contraire fort souvent; ma chère maman, je vous en prie, dites-moi que je suis jolie : je voudrais tant vous ressembler!
Il eût été facile à madame Harrel de complaire à la vanité de sa fille, car dans ce moment la physionomie de Marguerite était embellie par l'expression d'une grâce enfantine qui chaque toujours les yeux d'une mère.
Source : Gallica

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