Résumé

Notre ange gardien : souvenirs intimes (1891)

Quelques moments encor et l'heure sonnera Qui doit au saint autel unir ma vie entière A un époux chrétien que le Ciel m'envoya.
Lui qui va recevoir l'affection première, Et sera après Dieu le repos de mon cœur, Je remets en ses mains le soin de mon bonheur.
A lui mon dévouement et mes soins les plus tendres.
Ah! puisse-t-il sentir, ah! puisse-t-il comprendre Ce que pour ses enfants je ressens en ce jour!
Oui je veux les aimer d'un maternel amour !
Le Seigneur a tout fait, oui c'est bien son ouvrage; Car je l'ai tant prié! Puisse ce mariage
Par lui être béni.
Source : Gallica

Notre ange gardien : souvenirs intimes (1891)

Alors ne pouvant plus par sa douce présence, Ses larmes, ses baisers, adoucir nos malheurs, Il s'adresse au Dieu bon, et sa sainte influence Vient en atténuer les rigueurs.
Oh ! oui, j'aime à penser lorsqu'un bonheur m'arrive Ou qu'un mal redouté des miens s'est éloigné, Quand l'épreuve en tombant me rend la foi plus vive, Ou bien le cœur plus détaché, Que je dois ces faveurs, ces abondantes grâces, Ou ce secours puissant par le Ciel envoyé, A l'ardente prière et aux vœux efficaces D'un cœur saint, pur et dévoué.
Source : Gallica

Notre ange gardien : souvenirs intimes (1891)

Une mère à aimer ! Quelle est-elle ? ô Marie, C'est vous dont le doux nom fait tant de bien au cœur, L'âme en le prononçant se sent tout attendrie Et pleine d'espérance et pleine de bonheur.
L'orphelin l'a compris. désormais chaque jour, Devant le saint autel que pare son image, Il lui consacrera ses pleurs et son amour, Et la Vierge en retour donnera le courage.
Nautonnier confiant ta fragile existence A un esquif léger bien plus fragile encor, Toujours battu des vents, c'est ta seule espérance « Etoile de la mer, ramène-moi au port. »
Source : Gallica

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