Résumé

E. B. Notice biographique sur Mademoiselle Victoire de Firmy (1868)

Nul ne saurait dire jusqu'où allait la charité de Mlle de Firmy. Secourir les pauvres, soulager toutes les souffrances, était devenu pour elle un besoin, nous dirions presque une passion, car elle dépassa en certaines circonstances les limites de la prudence, et elle avait entamé son capital, lorsque sa dernière maladie - la mit dans l'impossibilité de diriger elle-même l'emploi de ses revenus. Cette charité se combinait admirablement chez elle avec un esprit de pauvreté poussé au plus haut degré. Le luxe n'entra jamais sous aucune forme dans sa maison.
Source : Gallica

E. B. Notice biographique sur Mademoiselle Victoire de Firmy (1868)

Ce n'est pas sans intention que nous avons dit que ce sentiment sauva Mlle de Firmy. Nous avons tous en venant au monde deux ennemis irréconciliables : le démon et nous-même. Nous portons tous en effet en arrivant sur cette terre le germe de quelque passion capable de nous entraîner aux plus déplorables excès, si nous ne la combattons pas avec force, et que le démon sait exciter et dévolopper par ses artificieuses suggestions. Mlle Victorine se sentit dévorée dès ses plus jeunes années de l'ambition de devenir une femme extraordinaire.
Source : Gallica

E. B. Notice biographique sur Mademoiselle Victoire de Firmy (1868)

Mlle de Firmy offrit son château pour celles à qui le médecin prescrirait un changement d'air. Elle amenait donc chaque année, quand elle se rendait à Plaisance, une petite colonie d'enfants maladives, qui trouvaient auprès d'elle non-seulement une utile distraction et un air plus pur, mais encore les soins les plus assidus et les plus minutieux. Elles y refaisaient leur santé délabrée, sans perdre aucun des avantages spirituels qu'elles avaient rencontrés dans le cloître, car, la charité de la bonne demoiselle veillait autant aux besoins de leurs âmes qu'à ceux de leurs corps.
Source : Gallica

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