Résumé

Souvenirs du Sacré-Coeur de Paris… (1853)

Le cœur de Jésus pouvait-il résister aux vœux d'un jeune cœur qui le cherchait avec tant d'empressement et au prix de tant de sacrifices? Nous oserons le dire, et pourquoi pas? puisque le Fils de l'homme a revêtu tous les sentiments de notre nature: impatient de s'unir à une âme si pure et si fervente, et devançant les moments trop lents pour l'amour du Créateur comme pour celui de la créature, le Seigneur s'approchait de son enfant dans d'ineffables communications.
Au pied des autels, Malvina, immobile et comme anéantie, paraissait inondée de consolations.
Source : Gallica

Souvenirs du Sacré-Coeur de Paris… (1853)

Que de vœux cependant redemandaient cette enfant bien-aimée déjà presque ravie à la terre! Le pensionnat, les enfants de Marie et la communauté tout entière
s'unissaient à sa famille pour conjurer le Seigneur de bénir les efforts des médecins qui luttaient encore contre le mal toujours croissant. Mais Marie avait achevé
sa tâche, elle pouvait dire avec son Sauveur: Tout est consommé, l'œuvre de la grâce et celle de la fidélité; et, pleine d'une confiance filiale, elle pouvait ajouter ces paroles : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains. »
Source : Gallica

Souvenirs du Sacré-Coeur de Paris… (1853)

« Vouloir ce que Dieu veut est la seule science qui nous
mette en repos. » D'autres fois, voyant des larmes s'échapper des yeux de sa tante ou d'Elmire, elle prenait leurs mains et leur disait tendrement: « Pourquoi pleurez-vous? J'irai au ciel prier Dieu pour vous. - Tu veux donc nous quitter? répondait Mme de Courcy.–Cela me fait beaucoup de peine, reprenait Malvina; mais aussi je verrai le bon Dieu, la sainte Vierge, et je prierai pour vous tous et pour la guérison des yeux de mon oncle. »
Source : Gallica

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