Sanguisue

Définition et enjeux

Auteur : Maurice Maindron Revue des Deux Mondes

Certes, ces modestes bois de Ceylan ne me fournissent point aujourd’hui de pareils spectacles. Mais vous me pardonnerez ces souvenirs qui m’assaillent, après vingt-cinq ans, et cela à propos de sangsues. Les buveuses de sang trouvent une proie facile dans le naturaliste qui travaille le plus souvent à genoux, penché sur la terre, débitant au couteau les vieux troncs pourris dont la tannée abrite tout un monde d’êtres fourchus, cornus, armés de scies, de vrilles, de tenailles. L’outil pacifique est souvent remplacé chez ces créatures par l’arme venimeuse.
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H.-P. Dufraisse Le Théisme, poème en trois décades… (1872)

Il a beau demander grâce, chaque brin d'or, Qu'il vola, sur ses bras en fer rouge se plaque. C'est le vieux sanglier qu'en sa bauge l'on traque. Mais le sang, qu'il versa, par des coups de poignard, Qui déchirent ses chairs, de son rouge regard, Ne pouvant plus pleurer, les larmes sont taries, Fait découler du sang. Les terribles furies, Dont les payens mettaient le trio dans l'enfer, Ne sont rien à côté des tisons et du feu, Dont ce malheureux sent le froid et la brûlure.
Source : Gallica

Eugène Caustier Zoologie à l'usage des élèves des classes de sixième A et B… (1906)

A l'aide de ces mâchoires, la Sangsue incise la peau de l'animal sur lequel elle se fixe et fait une plaie triangulaire par laquelle elle suce le sang. Celui-ci est digéré par l'estomac (fig. 3S6) qui est volumineux et qui présente 11 paires de poches. L'avidité de la Sangsue pour le sang a été utilisée en médecine pour pratiquer des saignées ; aussi on élève des Sangsues dans des marais nuturels ou artificiels. Pour les recueillir, on introduit dans ces
étangs un Cheval ou un Ane hors de service dont elles viennent sucer le sang.
Source : Gallica

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