Auteur : Maurice Maindron, Revue des Deux Mondes
“ Certes, ces modestes bois de Ceylan ne me fournissent point aujourd’hui de pareils spectacles. Mais vous me pardonnerez ces souvenirs qui m’assaillent, après vingt-cinq ans, et cela à propos de sangsues. Les buveuses de sang trouvent une proie facile dans le naturaliste qui travaille le plus souvent à genoux, penché sur la terre, débitant au couteau les vieux troncs pourris dont la tannée abrite tout un monde d’êtres fourchus, cornus, armés de scies, de vrilles, de tenailles. L’outil pacifique est souvent remplacé chez ces créatures par l’arme venimeuse. ”
