Albert Londres

Albert Londres

Résumé

Portrait de Albert Londres Albert Londres Dante n’avait rien vu

À tout prix, je voulais le conseil de guerre pour échapper à mes ennemis sans cœur. Je me procure une cuiller coupante et lacère le marabout. L’adjudant arrive et demande : « Qui a fait ça ? » Je sors et réponds : « C’est moi. » Il me dit : « Ton affaire est faite. » Et il s’en va.
« Demandez maintenant au sergent Flandrin si je ne suis pas bon détenu et bon travailleur, et voyez l’état d’exaspération où l’on nous mettait.
« Une demi-heure après, le sergent M... m’appelle : « Sors, me dit-il, l’adjudant te demande.» Je sors en toute confiance, et je tombe dans un guet-apens.
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Portrait de Albert Londres Albert Londres Dante n’avait rien vu

C’est un commandement que tous devraient inscrire sur leur front, à l’encre bleue des tatouages.
La privation de liberté, la peine du dur travail forcé, l’invasion des puces sous les marabouts, les cinquante-cinq degrés au soleil, pendant l’été, le froid martyrisant des nuits d’hiver : cela n’est pas suffisant. La justice, la nature, la cruauté naturelle des hommes, s’abattent sur leur tête ; ils ne se sentent pas comblés ! Leur pensée affolée complote contre eux-mêmes. Ils forgent à grands coups, sur leur corps, de nouvelles souffrances.
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Portrait de Albert Londres Albert Londres Dante n’avait rien vu

Le « caïd » est l’homme qui impose sa loi à ses camarades. Quand le sergent se couche, le caïd se lève. Ainsi la peine des camarades ne chôme pas et l’unité de leur vie est assurée.
Le « caïd » n’est pas forcément un costaud. Il est des détenus costauds qui ont des « caïds » malingres. L’un règne par ses biceps, l’autre par son habileté. C’est tantôt l’impôt de la force, tantôt l’impôt de la ruse. Chacun s’y soumet. Le détenu ne résiste pas davantage à son « caïd » qu’à son sergent.
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