Résumé

Paul Letchy Lointaines Garnisons, souvenirs… (1904)

Dans son uniforme blanc aux boutons et galons d'or il domine de toute sa stature sa vaillante petite troupe encadrée par deux braves sergents français.
Tout en faisant le coup de feu le sergent de droite regarde de temps à autre son officier. Il voit qu'un long filet de sang s'écoule et tache la blancheur immaculée de son pantalon au pli impeccable. Il accourt pour le panser car il lui semble que le lieutenant a la cheville fracassée.
Source : Gallica

Paul Letchy Lointaines Garnisons, souvenirs… (1904)

A la lueur d'un photophore le lieutenant inspecte son monde puis prenant la tête se dirige vers la palissade. Les lourdes barres de bois sont retirées, la porte est ouverte, et la reconnaissance s'en va dans la nuit sombre qui étend son voile sur les paillottes.
Les tirailleurs passent, légers, arroyos et sentiers, effleurant le sol de leurs pieds nus parmi les broussailles et les roseaux.
Source : Gallica

Paul Letchy Lointaines Garnisons, souvenirs… (1904)

Le détachement est rompu à ces sortes d'expéditions qui, le plus souvent, se terminent sans coups de feu par l'assaut d'un village abandonné où l'on ne trouve plus que quelques infirmes ou une vieille bahia sourde comme un pot.
Les tirailleurs ont repris leur marche. Maintenant le jour se lève sur les magnificences du sol tonkinois. Pour gravir la côte le lieutenant est descendu de cheval et il cause familièrement avec le sergent. Ils avancent en fumant une cigarette, suivis de leurs linhs fidèles dont les salaccos aux rouges rubans tranchent sur les feuillages.
Source : Gallica

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