Résumé

Episodes d'une colonne au Tonkin… (1896)

Un sergent indigène marchant en arrière-garde fait
dire au capitaine que les pirates nous poursuivent sur notre droite.
« Plus vite, plus vite, » se dit-on les uns aux autres à voix basse. Mais les forces nous manquent et dans ce basfond, rempli de rochers, d'arbres et de lianes, nous ne pouvons allonger le pas davantage.
Nous ne savons où nous allons.
Nous ne voyons ni ciel ni terre. Ce ne sont que de grands rochers et des massifs de verdure.
Le capitaine Brodiez a la main sur son revolver, prêt à brûler la cervelle à son guide, si toutefois il nous fait tomber dans un guet-apens.
Source : Gallica

Episodes d'une colonne au Tonkin… (1896)

Le vieux sergent, un peu changé, commanda: « Rassemblement! » et les hommes de tous côtés accouraient, en criant : « Le convoi ! le convoi ! » Lorsqu'il eut commandé : « Garde à vous », le sergent dit : « Le lieutenant m'a chargé de vous dire que notre capitaine est mort. Il est tombé dans une embuscade, au septième arroyo; le capitaine Raymond a retrouvé son corps. »
Les rangs sont rompus dans un morne silence. Les
hommes, douloureusement frappés, s'interrogent du regard, puis des groupes se forment où l'on s'entretient à voix basse du fatal événement.
Source : Gallica

Episodes d'une colonne au Tonkin… (1896)

Seules, deux charges de pain étaient parvenues au poste du capitaine Brodiez. Le reste du convoi avait été pillé et les coolies qui ne purent échapper aux pirates eurent la tête tranchée.
La nuit fut très belle. D'innombrables étoiles scintillaient au ciel et, sur la plaine endormie, la lune répandait sa lumière argentée. Chacun s'étendit à terre, tout équipé, le fusil à portée de la main, et l'on ne tarda pas à s'endormir; seule, la sentinelle veillait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature