Résumé

E Bévin Au Tonkin. Milices et piraterie… (1891)

Les sous-officiers devenus gardes principaux sont en général de mauvais sujets, des incapables dont les corps se débarrassent sans regret. Ils commandaient tout au plus une demi-section sous l'oeil et l'autorité de leurs officiers ; ils deviennent d'emblée chefs de poste ou commandent à un effectif qui n'est jamais inférieur à 50 miliciens. Quant aux inspecteurs, c'est le rebut de l'armée, des gens dévoyés qui cherchent une situation fortement rémunérée. Tel d'entre eux, qui faisait un mauvais officier payeur dans un bataillon de tirailleurs annamites, devient tout à coup un foudre de guerre.
Source : Gallica

E Bévin Au Tonkin. Milices et piraterie… (1891)

Ce laps de temps serait suffisant si l'officier occupait les mêmes fonctions de son arrivée jusqu'à son départ du Tonkin ; mais, la plupart du temps, on l'occupe tantôt à ceci, tantôt à cela : il effleure tout sans rien approfondir. Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que beaucoup d'opérations ne soient pas couronnées de succès, et, si elles réussissent, elles coûtent quelquefois fort cher en hommes, car les pirates ne sont pas seuls à redouter, le climat l'est bien plus encore et souvent les officiers ne l'apprennent qu'au prix de coûteuses écoles.
Source : Gallica

E Bévin Au Tonkin. Milices et piraterie… (1891)

Mais l'officier, lui, quand il sait que le succès complet de l'opération a été sacrifié à des raisons politiques et que les pertes subies ne serviront à rien, il se demande si en son âme et conscience il a le droit d'exiger de ces hommes tant d'abnégation, le sacrifice même de leur vie, et, après mûre réflexion, il se promet d'être plus ménager de ces existences qui coûtent si peu à l'autorité supérieure.
Source : Gallica

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