Résumé

Bôn Mat La nuit rouge de Yên-Bay (1931)

Dans nos vieux pays d'Europe, où que l'on soit, la frontière est en général aussi sûre que l'intérieur et, à part le petit désagrément des investigations douanières, tout contact est aimable, piquant et curieux.
Il n'en est pas tout à fait de même en Orient ou en Extrême-Orient et surtout rien de pareil à la frontière du Kouang-Si et du Kouang-Toung, où, derrière le sourire aux dents blanches des mandarins et marchands chinois, il y a une espèce de piraterie endémique contre laquelle il convient de se garder. On se garde, d'ailleurs, et l'on peut dire bien.
Source : Gallica

Bôn Mat La nuit rouge de Yên-Bay (1931)

L'affaire de Yên-Bay a marqué l'Indochine d'une façon indélébile comme ces tatouages qui défigurent à tout jamais les fins profils de médailles de certaines bédouines de Syrie.
Le mal est grave, nous n'en saurons guérir que si nous sommes de bons malades, si nous nous remettons au travail dans la bonne méthode indochinoise, celle qu'ont forgée les apôtres, les pionniers, les ouvriers de la bonne cause française en Asie.
Source : Gallica

Bôn Mat La nuit rouge de Yên-Bay (1931)

Embarrassé entre l'explication qui plaît par sa simplicité — le communisme dont a parlé M. PIÉTRI — et celle qu'après froide réflexion on peut juger plus vraie: nationalisme ou tendance innée à la révolte.
Le communisme ne peut réussir en Indochine ni même en Extrême-Orient. Il n'est pas un pays où existent tant de nuances et de hiérarchie, où les distances sont tout à la fois si grandes et si petites, si difficiles à franchir et à supprimer de toute façon. Il ne sera jamais possible de ramener tout à un terme unique ou moyen, à moins de refaire une éducation de 5.000 ans.
Source : Gallica

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