Résumé

J. Sénèque Luttes et combats sur la frontière de Chine… (1906)

LA PIRATERIE CHINOISE DANS LE CERCLE DE MONCAY
La Chine est la terre classique des insurrections. Chacun connaît celle des Taï-Ping qui compte parmi les plus désastreuses.
Des rebelles partis d'un point quelconque de l'Empire allaient ravager les plus riches provinces du centre et, après les avoir mises au pillage, revenaient, chargés de dépouilles, s'établir sur une frontière.
De temps immémorial, la frontière du Tonkin, par les avantages considérables qu'elle leur offrait, attirait surtout les rebelles.
Source : Gallica

J. Sénèque Luttes et combats sur la frontière de Chine… (1906)

Se prévaloir de quelques affaires engagées imprudemment pour entraver toute initiative, c'est empêcher la contre-guérilla, seule tactique efficace contre les pirates du Haut-Tonkin. Harceler sans relâche, avec une troupe mobile et bien entraînée, l'ennemi, dès que sa présence est signalée sur le territoire du Tonkin, le suivre à la piste, gêner son ravitaillement, obligerait le pirate chinois à abandonner un métier qui ne lui rapporterait que des dangers et des privations.
Source : Gallica

J. Sénèque Luttes et combats sur la frontière de Chine… (1906)

Dès lors, la Chine sera leur refuge sans que le gouvernement chinois puisse ou veuille l'empêcher; car si, d'une part, il lui était difficile de réprimer la piraterie par suite de la faiblesse de son autorité sur les provinces du sud, il ne pouvait, d'autre part, qu'envisager d'un œil bienveillant un état de choses qui amoindrissait un voisin redouté, tout en entretenant sur la frontière un noyau précieux d'hommes aguerris, connaissant bien le Tonkin, et dans lequel il était à même de puiser largement en cas de guerre avec nous.
La vérité est que le gouvernement central ferma les yeux.
Source : Gallica

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