Delta du Mékong

Définition et enjeux

Eugène Bonhoure,  L'Indo-Chine... (1900)

“ L'immense plaine qui s'étend de Ha-Tien à Baria et de Bien-Hoa à la pointe de Cam-mau, sur une longueur de 300 kilomètres environ dans les deux sens, n'est que la partie inférieure du delta du Mékong. C'est, dans le sens le plus absolu, une création du fleuve. Le Mékong est à la Cochinchine ce que le Nil est à la Basse-Egypte et même mieux, car le Mékong, régulier dans ses crues, s'élevant à un niveau de 14 mètres au-dessus de ses basses eaux, ne manque jamais d'inonder la plaine à laquelle il apporte son limon. ”
Source : Gallica

Paul Cassou,  Étude sur la situation militaire de l'Indo-Chine (1906)

“ Et pourtant, qu'est ce delta secondaire en présence de l'immense delta du Mékong, du fleuve du « GrandDragon », fils des plateaux thibétains, ligne de vie de l'organisme indo-chinois? De l'un à l'autre, mille canaux tendent sur toute la Cochinchine un vaste réseau de voies navigables. Bien que situé en dehors du grand delta dans une position excentrique et latérale, Saïgon en commande ainsi par eau toutes les artères, toutes les veines et veinules jusqu'à Bac-Lieu et Rach-Gia. ”
Source : Gallica

L'Indochine française , recueil de notices rédigées à l'occasion du Xe congrès de la Far eastern association of tropical medicine… (1938)

“ Le delta du Mékong se présente comme une immense région, uniformément plate, et parcourue, en dehors des bras du Mékong et des fleuves secondaires, par une infinité de rachs naturels et de canaux creusés de main d'homme, à fond sensiblement horizontal et sans débit propre. L'écoulement dans ces rachs et canaux, en dehors de la saison des crues, est sous la dépendance des marées journalières. Ils sont ainsi à la fois des canaux d'irrigation, grâce à l'eau douce qu'ils reçoivent de l'amont et qui sert aux cultures et à la consommation des habitants et des animaux, des canaux de drainage car ils ”
Source : Gallica

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