Albert Maybon, La vie secrète de la Cour de Chine (1910)
“ Ils l'enlèvent comme une chose fragile et, par la porte du Guerrier Divin, le sortent du Palais. Les porteurs de la chaise vont vers la fraîcheur des lacs. A l'extrémité orientale du pont de marbre ils prennent le chemin de la presqu'île du Blanc Suburga ; les souffles nocturnes murmurent à travers le feuillage immarcessible. Non loin de là, dans un kiosque formant ilôt, l'on relègue « Celui qui est sacré »... De la vie du monde l'Empereur n'entend que les cris des échassiers, et le bramement des cerfs blancs, des daims fauves, les plaintes des antilopes qui peuplent le Parc Divin. ”
